Yoma §1 : Différence entre versions

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Version du 28 juin 2026 à 22:08

« Il n’y ni commencement, ni fin. Tout ce tiens de façon si cohérente que personne ne s’en aperçoit. Matière et temps sont les conséquences du mouvement perpétuel de nos vies, petites ou grandes, riches ou pauvres, faibles ou puissantes. Chacune de nos vies est aussi vaste que le ciel et tout ce qu’il contient. Tu es Yoma. Je suis Yoma ? Fa est Yoma. C’est ainsi que vous devez penser, petites sœurs. »

Les enfants écoutait avec un mélange de respect, d’admiration et d’amour qui leur mettaient des étoiles dans les yeux, illustrant ainsi de façon presque matérielle les paroles de Poohia. En disant « tu es Yoma », chacune d’entre les élèves savait qu’elle désignait tout le groupe mais le prenait aussi pour elle-même. L’école se faisait en plein air, sous les arbre de la forêt de Bãnkoa. Baatu était là elle aussi, parmi les élèves. Fa, discrètement adossée à un arbre derrières la classe, surveillait comme à son habitude tout le périmètre, prête à réagir au moindre frémissement qui pourrait troubler la paix du lieu, même si son allure de guerrière à lui seul imposait que rien ne puisse de produire de regrettable.

« Les grela ne comprennent pas cela, continua Poohia. Elles se sont tellement séparées de Yoma qu’elles ne voient plus la vérité. Elles cherchent un commencement, imagine une fin, ont des vies misérables malgré toutes leur richesses et leurs technologies. Nous devrions avoir pitié d’elles et réfléchir à comment les aider plutôt que de leur faire une guerre incessante. Mais il semble que ce soit impossible. Elles s’accaparent les terres pour les défricher et faire pousser leur nourriture alors que celle-ci pourrait pousser toute seule. Elles refusent de nous comprendre. Elles ne s’écoutent plus qu’elles-mêmes. Alors il faut être fortes, courageuses, prête à vous défendre et tuer s’il le faut. Mais ne cédez jamais à la haine, quoi qu’il arrive, car cela se retournerait contre vous. La haine attire la haine. Le courage repousse la mort. Pensez-y toujours ! »

Certaines ne vivraient probablement pas assez longtemps pour vraiment comprendre les pensées de leur professeur, leur « shank ‘all » et leur « pruhug » à la fois, ce dont elles étaient fières.

(...)