<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=Transformation</id>
		<title>Transformation - Historique des versions</title>
		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=Transformation"/>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;action=history"/>
		<updated>2024-12-16T00:47:44Z</updated>
		<subtitle>Historique pour cette page sur le wiki</subtitle>
		<generator>MediaWiki 1.27.4</generator>

	<entry>
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=2839&amp;oldid=prev</id>
		<title>Satrama le 22 décembre 2024 à 12:30</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=2839&amp;oldid=prev"/>
				<updated>2024-12-22T12:30:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;diff diff-contentalign-left&quot; data-mw=&quot;interface&quot;&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;tr style='vertical-align: top;' lang='fr'&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;← Version précédente&lt;/td&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 22 décembre 2024 à 12:30&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 8 :&lt;/td&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 8 :&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ma curiosité était la plus forte et, je l’avoue, un certain voyeurisme. Elles sont belles, à leur façon, ces créatures végétales. Des fleurs aux couleurs chatoyantes qui marchent, courent, aiment, se font parfois souffrir et meurent. Leurs formes humanoïdes m'intriguèrent. Ce que j’ai remarqué en premier était leur poitrine. Une paire de seins semblables à celle de nos femmes terriennes sur des fleurs, ce n’est à priori pas logique. Elles semblaient de plus en être très fières, les mettant en valeur dès qu’elles en avaient l’occasion avec des ornements variés et raffinés. La réponse à cette question me vint vite : Les [[yomank]] sont des mammifères. Elles sont végétales certes, mais avec une physiologie de mammifère parce que c’est une forme mieux adaptée à leur mode de vie déracinée et nomade. Elles donnent naissance à des bébés qu’elles allaitent en se déplaçant, les tenant dans leurs bras ou dans une grande feuille portée en bandoulière à la bonne hauteur pour que l’enfant puisse téter à volonté. Ce système leur donne plus d’autonomie pour pouvoir faire face aux dangers de leur monde. Pour le reste, elles ont deux bras avec des mains au bout, deux jambes entre les cuisses desquelles je voyais un orifice qu’elle n’avait pas la pudeur de cacher – ce qui me mettait mal à l’aise, au début – une tête avec deux grands yeux, un nez plutôt plat mais présent et une bouche bordée de lèvres joliment faites pouvant avoir toutes les couleurs. Elles n'avaient aucun poil ou peut-être un peu de duvet comme on en trouve au dos de certaines feuilles telles que celles de nos noisetiers. À la place de leurs cheveux leur poussaient de longs et fins fils ornés de petites feuilles et fleurs colorées. Chaque [[yomank]] montre une harmonie chromatique qui lui est propre, avec une couleur dominante sur laquelle se dessinent les autres. Ainsi, il est assez facile de les reconnaître entre elles, et même de retrouver leurs liens parentaux car une grande partie de leur aspect se transmet de mère en fille, le reste provenant probablement du père [[mushank]].&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ma curiosité était la plus forte et, je l’avoue, un certain voyeurisme. Elles sont belles, à leur façon, ces créatures végétales. Des fleurs aux couleurs chatoyantes qui marchent, courent, aiment, se font parfois souffrir et meurent. Leurs formes humanoïdes m'intriguèrent. Ce que j’ai remarqué en premier était leur poitrine. Une paire de seins semblables à celle de nos femmes terriennes sur des fleurs, ce n’est à priori pas logique. Elles semblaient de plus en être très fières, les mettant en valeur dès qu’elles en avaient l’occasion avec des ornements variés et raffinés. La réponse à cette question me vint vite : Les [[yomank]] sont des mammifères. Elles sont végétales certes, mais avec une physiologie de mammifère parce que c’est une forme mieux adaptée à leur mode de vie déracinée et nomade. Elles donnent naissance à des bébés qu’elles allaitent en se déplaçant, les tenant dans leurs bras ou dans une grande feuille portée en bandoulière à la bonne hauteur pour que l’enfant puisse téter à volonté. Ce système leur donne plus d’autonomie pour pouvoir faire face aux dangers de leur monde. Pour le reste, elles ont deux bras avec des mains au bout, deux jambes entre les cuisses desquelles je voyais un orifice qu’elle n’avait pas la pudeur de cacher – ce qui me mettait mal à l’aise, au début – une tête avec deux grands yeux, un nez plutôt plat mais présent et une bouche bordée de lèvres joliment faites pouvant avoir toutes les couleurs. Elles n'avaient aucun poil ou peut-être un peu de duvet comme on en trouve au dos de certaines feuilles telles que celles de nos noisetiers. À la place de leurs cheveux leur poussaient de longs et fins fils ornés de petites feuilles et fleurs colorées. Chaque [[yomank]] montre une harmonie chromatique qui lui est propre, avec une couleur dominante sur laquelle se dessinent les autres. Ainsi, il est assez facile de les reconnaître entre elles, et même de retrouver leurs liens parentaux car une grande partie de leur aspect se transmet de mère en fille, le reste provenant probablement du père [[mushank]].&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;J’ai bien vite compris aussi que leurs existences &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;étaient&lt;/del&gt; brèves. Entre trente et quarante de leurs années qu’elles appellent des &quot;cycles&quot;, ou &quot;[[naté]]&quot; dans leur langue. La façon dont elles meurent m’a bouleversé. Après une existence d’une apparente éternelle jeunesse, elles fanent tout à coup et disparaissent en quelques jours en éprouvant de terribles souffrances. La vie peut parfois être très cruelle. Cet instant de la mort naturelle les &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;terrorisait&lt;/del&gt; au point qu’elles le &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;fuyaient&lt;/del&gt;, abandonnant leurs mourantes dans la forêt ou dans leurs maisons. Celles qui &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;avaient&lt;/del&gt; le plus de chance &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;étaient&lt;/del&gt; celles dont la famille &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;éprouvaient&lt;/del&gt; assez de compassion pour surmonter leurs peurs. Quand la mère &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;était&lt;/del&gt; morte, les filles &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;déposaient&lt;/del&gt; le corps dans la forêt&lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;,&lt;/del&gt; &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;rendant&lt;/del&gt; le &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;corps&lt;/del&gt; à Yoma et aux êtres qui vont s’en nourrir. Les [[yomank]] n’ont pas de cimetière. Et je me suis longtemps étonné de cela, pensant qu’elles n’avaient pas de culte mortuaire. Mais c’était une erreur.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;J’ai bien vite compris aussi que leurs existences &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;est&lt;/ins&gt; brèves. Entre trente et quarante de leurs années qu’elles appellent des &quot;cycles&quot;, ou &quot;[[naté]]&quot; dans leur langue. La façon dont elles meurent m’a bouleversé. Après une existence d’une apparente éternelle jeunesse, elles fanent tout à coup et disparaissent en quelques jours en éprouvant de terribles souffrances. La vie peut parfois être très cruelle. Cet instant de la mort naturelle les &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;terrorise&lt;/ins&gt; au point qu’elles le &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;fuient&lt;/ins&gt;, abandonnant leurs mourantes dans la forêt ou dans leurs maisons. Celles qui &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;ont&lt;/ins&gt; le plus de chance &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;sont&lt;/ins&gt; celles dont la famille &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;éprouve&lt;/ins&gt; assez de compassion pour surmonter leurs peurs. Quand la mère &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;est&lt;/ins&gt; morte, les filles &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;déposent&lt;/ins&gt; le corps dans la forêt &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;pour&lt;/ins&gt; le &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;rendre&lt;/ins&gt; à Yoma et aux êtres qui vont s’en nourrir. Les [[yomank]] n’ont pas de cimetière. Et je me suis longtemps étonné de cela, pensant qu’elles n’avaient pas de culte mortuaire. Mais c’était une erreur.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il est toutefois un fait : Les [[yomank]] préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au [[payü]]. Je dis &quot;les&quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des [[shank]] et pas encore des [[grelank]]. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il est toutefois un fait : Les [[yomank]] préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au [[payü]]. Je dis &quot;les&quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des [[shank]] et pas encore des [[grelank]]. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;

&lt;!-- diff cache key my_wiki-mw_:diff:version:1.11a:oldid:1866:newid:2839 --&gt;
&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Satrama</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=1866&amp;oldid=prev</id>
		<title>Satrama : /* Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation */</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=1866&amp;oldid=prev"/>
				<updated>2022-09-17T08:55:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;diff diff-contentalign-left&quot; data-mw=&quot;interface&quot;&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;tr style='vertical-align: top;' lang='fr'&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;← Version précédente&lt;/td&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 17 septembre 2022 à 08:55&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 1 :&lt;/td&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 1 :&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;== Notes de voyage sur [[Yoma]] - II - Transformation ==&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;== Notes de voyage sur [[Yoma]] - II - Transformation ==&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de tous nos concepts bien terriens. Même si, comme sur Terre, les plantes y poussent du sol pour monter vers le ciel, que la couleur du ciel y est presque la même et que la forme humanoïde des créatures intelligentes qui le peuplent nous ressemblent, les lois vitales y sont si &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;étrangères&lt;/del&gt; qu’il m’aura fallu un effort considérable d’ouverture d’esprit pour les comprendre et, surtout, les accepter comme étant une autre forme de normalité. Dans ma sphère culturelle propre, je pensais voir juste. Je considérais que les choses devaient forcément être comme je le percevais, comme je le concevais depuis toujours, et comme tous mes semblables me le montrent à chaque instant. J’ai dû prendre conscience que cette sphère culturelle n'est qu'une paire de lunettes filtrantes plus ou moins grossière, posée par-dessus ma vision, m’imposant ainsi une forme de normalité qui ne pouvait être remise en question. L'Univers est bien trop vaste pour que l'on puisse l'appréhender avec un seul cerveau. J’entrevois même qu’il ne s’agisse pas d’un univers, mais d’un multivers qui n’a de limite que ce que nos croyances nous imposent – croyances que nous nous forgeons par rapport à notre environnement naturel propre et qui constituent la base de l’environnement culturel que nous nous construisons. La question que j’ai dû me poser a été : « Qu'est-ce que ma réalité ? » La réalité n'est-elle que ce que je crois qu'elle est, conditionnée par mon existence de terrien depuis ma naissance ? Cette croyance est-elle transmissible aux autres ? Ne s’étend-elle pas pour devenir leur réalité à eux aussi ? N’est-ce pas plutôt le contraire qui se produit ? La réalité ne m’est-elle pas imposée par l’ensemble des croyances communément admises par la plus grande majorité de mes semblables, au point que je ne l’ai jamais remise en doute ?&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de tous nos concepts bien terriens. Même si, comme sur Terre, les plantes y poussent du sol pour monter vers le ciel, que la couleur du ciel y est presque la même et que la forme humanoïde des créatures intelligentes qui le peuplent nous ressemblent, les lois vitales y sont si &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;différentes&lt;/ins&gt; qu’il m’aura fallu un effort considérable d’ouverture d’esprit pour les comprendre et, surtout, les accepter comme étant une autre forme de normalité. Dans ma sphère culturelle propre, je pensais voir juste. Je considérais que les choses devaient forcément être comme je le percevais, comme je le concevais depuis toujours, et comme tous mes semblables me le montrent à chaque instant. J’ai dû prendre conscience que cette sphère culturelle n'est qu'une paire de lunettes filtrantes plus ou moins grossière, posée par-dessus ma vision, m’imposant ainsi une forme de normalité qui ne pouvait être remise en question. L'Univers est bien trop vaste pour que l'on puisse l'appréhender avec un seul cerveau. J’entrevois même qu’il ne s’agisse pas d’un univers, mais d’un multivers qui n’a de limite que ce que nos croyances nous imposent – croyances que nous nous forgeons par rapport à notre environnement naturel propre et qui constituent la base de l’environnement culturel que nous nous construisons. La question que j’ai dû me poser a été : « Qu'est-ce que ma réalité ? » La réalité n'est-elle que ce que je crois qu'elle est, conditionnée par mon existence de terrien depuis ma naissance ? Cette croyance est-elle transmissible aux autres ? Ne s’étend-elle pas pour devenir leur réalité à eux aussi ? N’est-ce pas plutôt le contraire qui se produit ? La réalité ne m’est-elle pas imposée par l’ensemble des croyances communément admises par la plus grande majorité de mes semblables, au point que je ne l’ai jamais remise en doute ?&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Les réponses à ces questions me sont parues évidentes au cours de mes premiers voyages sur Yoma : Ma réalité, notre réalité humaine n’est pas la seule existante.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Les réponses à ces questions me sont parues évidentes au cours de mes premiers voyages sur Yoma : Ma réalité, notre réalité humaine n’est pas la seule existante.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;

&lt;!-- diff cache key my_wiki-mw_:diff:version:1.11a:oldid:984:newid:1866 --&gt;
&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Satrama</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=984&amp;oldid=prev</id>
		<title>Satrama : /* Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation */</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=984&amp;oldid=prev"/>
				<updated>2020-12-19T07:31:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;diff diff-contentalign-left&quot; data-mw=&quot;interface&quot;&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;tr style='vertical-align: top;' lang='fr'&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;← Version précédente&lt;/td&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 19 décembre 2020 à 07:31&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 4 :&lt;/td&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 4 :&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Les réponses à ces questions me sont parues évidentes au cours de mes premiers voyages sur Yoma : Ma réalité, notre réalité humaine n’est pas la seule existante.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Les réponses à ces questions me sont parues évidentes au cours de mes premiers voyages sur Yoma : Ma réalité, notre réalité humaine n’est pas la seule existante.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Quand Yoma s’est dévoilé devant mes yeux, ce fut un choc brutal, bouleversant toutes mes certitudes et me poussant de prime abord au rejet. J’ai commis l’erreur de le juger et même, dans mon for intérieur, de le condamner. N’étant pas d’un naturel belliqueux, ma réaction a été que les yomank avaient besoin de mon aide, de notre aide, de notre morale à nous, terriens évolués, qui savons mieux que tout l’univers ce qui doit être ou ne pas être bon pour lui. Je me sentais l’âme d’un missionnaire propageant la parole d’un dieu unique et, sans m’en rendre véritablement compte, je comptais reproduire ce que mes ancêtres ont voulu faire, jadis, en imposant un modèle unique de pensée à tous ces peuples communément considérés comme primitifs et barbares. Maintenant, je m’interroge de savoir qui étaient vraiment les barbares. Aucun individu ne voyage seul et sans bagage. On emporte toujours tout son environnement avec soi et le voyage mental n'échappe pas à cette règle. Il faudra donc que, pour comprendre ces êtres, je commence par lancer mes bagages dans une oubliette pour m’ouvrir à leurs différences. Comme je le disais plus haut, c’est plus facile car il n’y a rien de physique à changer. S’ajouter un doigt à une main mentale est bien moins éprouvant que de s’en greffer un sur une main physique. En tout cas, pour moi.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Quand Yoma s’est dévoilé devant mes yeux, ce fut un choc brutal, bouleversant toutes mes certitudes et me poussant de prime abord au rejet. J’ai commis l’erreur de le juger et même, dans mon for intérieur, de le condamner. N’étant pas d’un naturel belliqueux, ma réaction a été que les &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;yomank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; avaient besoin de mon aide, de notre aide, de notre morale à nous, terriens évolués, qui savons mieux que tout l’univers ce qui doit être ou ne pas être bon pour lui. Je me sentais l’âme d’un missionnaire propageant la parole d’un dieu unique et, sans m’en rendre véritablement compte, je comptais reproduire ce que mes ancêtres ont voulu faire, jadis, en imposant un modèle unique de pensée à tous ces peuples communément considérés comme primitifs et barbares. Maintenant, je m’interroge de savoir qui étaient vraiment les barbares. Aucun individu ne voyage seul et sans bagage. On emporte toujours tout son environnement avec soi et le voyage mental n'échappe pas à cette règle. Il faudra donc que, pour comprendre ces êtres, je commence par lancer mes bagages dans une oubliette pour m’ouvrir à leurs différences. Comme je le disais plus haut, c’est plus facile car il n’y a rien de physique à changer. S’ajouter un doigt à une main mentale est bien moins éprouvant que de s’en greffer un sur une main physique. En tout cas, pour moi.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ma curiosité était la plus forte et, je l’avoue, un certain voyeurisme. Elles sont belles, à leur façon, ces créatures végétales. Des fleurs aux couleurs chatoyantes qui marchent, courent, aiment, se font parfois souffrir et meurent. Leurs formes humanoïdes m'intriguèrent. Ce que j’ai remarqué en premier était leur poitrine. Une paire de seins semblables à celle de nos femmes terriennes sur des fleurs, ce n’est à priori pas logique. Elles semblaient de plus en être très fières, les mettant en valeur dès qu’elles en avaient l’occasion avec des ornements variés et raffinés. La réponse à cette question me vint vite : Les yomank sont des mammifères. Elles sont végétales certes, mais avec une physiologie de mammifère parce que c’est une forme mieux adaptée à leur mode de vie déracinée et nomade. Elles donnent naissance à des bébés qu’elles allaitent en se déplaçant, les tenant dans leurs bras ou dans une grande feuille portée en bandoulière à la bonne hauteur pour que l’enfant puisse téter à volonté. Ce système leur donne plus d’autonomie pour pouvoir faire face aux dangers de leur monde. Pour le reste, elles ont deux bras avec des mains au bout, deux jambes entre les cuisses desquelles je voyais un orifice qu’elle n’avait pas la pudeur de cacher – ce qui me mettait mal à l’aise, au début – une tête avec deux grands yeux, un nez plutôt plat mais présent et une bouche bordée de lèvres joliment faites pouvant avoir toutes les couleurs. Elles n'avaient aucun poil ou peut-être un peu de duvet comme on en trouve au dos de certaines feuilles telles que celles de nos noisetiers. À la place de leurs cheveux leur poussaient de longs et fins fils ornés de petites feuilles et fleurs colorées. Chaque yomank montre une harmonie chromatique qui lui est propre, avec une couleur dominante sur laquelle se dessinent les autres. Ainsi, il est assez facile de les reconnaître entre elles, et même de retrouver leurs liens parentaux car une grande partie de leur aspect se transmet de mère en fille, le reste provenant probablement du père mushank.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ma curiosité était la plus forte et, je l’avoue, un certain voyeurisme. Elles sont belles, à leur façon, ces créatures végétales. Des fleurs aux couleurs chatoyantes qui marchent, courent, aiment, se font parfois souffrir et meurent. Leurs formes humanoïdes m'intriguèrent. Ce que j’ai remarqué en premier était leur poitrine. Une paire de seins semblables à celle de nos femmes terriennes sur des fleurs, ce n’est à priori pas logique. Elles semblaient de plus en être très fières, les mettant en valeur dès qu’elles en avaient l’occasion avec des ornements variés et raffinés. La réponse à cette question me vint vite : Les &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;yomank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; sont des mammifères. Elles sont végétales certes, mais avec une physiologie de mammifère parce que c’est une forme mieux adaptée à leur mode de vie déracinée et nomade. Elles donnent naissance à des bébés qu’elles allaitent en se déplaçant, les tenant dans leurs bras ou dans une grande feuille portée en bandoulière à la bonne hauteur pour que l’enfant puisse téter à volonté. Ce système leur donne plus d’autonomie pour pouvoir faire face aux dangers de leur monde. Pour le reste, elles ont deux bras avec des mains au bout, deux jambes entre les cuisses desquelles je voyais un orifice qu’elle n’avait pas la pudeur de cacher – ce qui me mettait mal à l’aise, au début – une tête avec deux grands yeux, un nez plutôt plat mais présent et une bouche bordée de lèvres joliment faites pouvant avoir toutes les couleurs. Elles n'avaient aucun poil ou peut-être un peu de duvet comme on en trouve au dos de certaines feuilles telles que celles de nos noisetiers. À la place de leurs cheveux leur poussaient de longs et fins fils ornés de petites feuilles et fleurs colorées. Chaque &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;yomank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; montre une harmonie chromatique qui lui est propre, avec une couleur dominante sur laquelle se dessinent les autres. Ainsi, il est assez facile de les reconnaître entre elles, et même de retrouver leurs liens parentaux car une grande partie de leur aspect se transmet de mère en fille, le reste provenant probablement du père &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;mushank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;J’ai bien vite compris aussi que leurs existences étaient brèves. Entre trente et quarante de leurs années qu’elles appellent des &quot;cycles&quot;, ou &quot;naté&quot; dans leur langue. La façon dont elles meurent m’a bouleversé. Après une existence d’une apparente éternelle jeunesse, elles fanent tout à coup et disparaissent en quelques jours en éprouvant de terribles souffrances. La vie peut parfois être très cruelle. Cet instant de la mort naturelle les terrorisait au point qu’elles le fuyaient, abandonnant &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;leur&lt;/del&gt; &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;mourante&lt;/del&gt; dans la forêt ou dans &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;leur&lt;/del&gt; &lt;del class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;maison&lt;/del&gt;. Celles qui avaient le plus de chance étaient celles dont la famille éprouvaient assez de compassion pour surmonter leurs peurs. Quand la mère était morte, les filles déposaient le corps dans la forêt, rendant le corps à Yoma et aux êtres qui vont s’en nourrir. Les yomank n’ont pas de cimetière. Et je me suis longtemps étonné de cela, pensant qu’elles n’avaient pas de culte mortuaire. Mais c’était une erreur.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;J’ai bien vite compris aussi que leurs existences étaient brèves. Entre trente et quarante de leurs années qu’elles appellent des &quot;cycles&quot;, ou &quot;&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;naté&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt;&quot; dans leur langue. La façon dont elles meurent m’a bouleversé. Après une existence d’une apparente éternelle jeunesse, elles fanent tout à coup et disparaissent en quelques jours en éprouvant de terribles souffrances. La vie peut parfois être très cruelle. Cet instant de la mort naturelle les terrorisait au point qu’elles le fuyaient, abandonnant &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;leurs&lt;/ins&gt; &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;mourantes&lt;/ins&gt; dans la forêt ou dans &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;leurs&lt;/ins&gt; &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;maisons&lt;/ins&gt;. Celles qui avaient le plus de chance étaient celles dont la famille éprouvaient assez de compassion pour surmonter leurs peurs. Quand la mère était morte, les filles déposaient le corps dans la forêt, rendant le corps à Yoma et aux êtres qui vont s’en nourrir. Les &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;yomank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; n’ont pas de cimetière. Et je me suis longtemps étonné de cela, pensant qu’elles n’avaient pas de culte mortuaire. Mais c’était une erreur.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il est toutefois un fait : Les yomank préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au payü. Je dis &quot;les&quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des shank et pas encore des grelank. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il est toutefois un fait : Les &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;yomank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;payü&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt;. Je dis &quot;les&quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;shank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; et pas encore des &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;grelank&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt;. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;----&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;----&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;

&lt;!-- diff cache key my_wiki-mw_:diff:version:1.11a:oldid:268:newid:984 --&gt;
&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Satrama</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=268&amp;oldid=prev</id>
		<title>Satrama : /* Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation */</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=268&amp;oldid=prev"/>
				<updated>2020-04-07T11:22:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;diff diff-contentalign-left&quot; data-mw=&quot;interface&quot;&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;tr style='vertical-align: top;' lang='fr'&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;← Version précédente&lt;/td&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 7 avril 2020 à 11:22&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 11 :&lt;/td&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 11 :&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il est toutefois un fait : Les yomank préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au payü. Je dis &quot;les&quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des shank et pas encore des grelank. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il est toutefois un fait : Les yomank préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au payü. Je dis &quot;les&quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des shank et pas encore des grelank. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;----&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[[Yoma]] - [[Textes]] - [[Accueil]]&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;----&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[[category:Littérature]]&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[[category:Nouvelles]]&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-empty&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;[[category:Extraordinaire]]&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Satrama</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=256&amp;oldid=prev</id>
		<title>Satrama : /* Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation */</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=256&amp;oldid=prev"/>
				<updated>2020-04-06T18:18:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;‎&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;diff diff-contentalign-left&quot; data-mw=&quot;interface&quot;&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;col class='diff-marker' /&gt;
				&lt;col class='diff-content' /&gt;
				&lt;tr style='vertical-align: top;' lang='fr'&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;← Version précédente&lt;/td&gt;
				&lt;td colspan='2' style=&quot;background-color: white; color:black; text-align: center;&quot;&gt;Version du 6 avril 2020 à 18:18&lt;/td&gt;
				&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 1 :&lt;/td&gt;
  &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-lineno&quot;&gt;Ligne 1 :&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;−&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;== Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation ==&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;+&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;color:black; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;== Notes de voyage sur &lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;[[&lt;/ins&gt;Yoma&lt;ins class=&quot;diffchange diffchange-inline&quot;&gt;]]&lt;/ins&gt; - II - Transformation ==&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de tous nos concepts bien terriens. Même si, comme sur Terre, les plantes y poussent du sol pour monter vers le ciel, que la couleur du ciel y est presque la même et que la forme humanoïde des créatures intelligentes qui le peuplent nous ressemblent, les lois vitales y sont si étrangères qu’il m’aura fallu un effort considérable d’ouverture d’esprit pour les comprendre et, surtout, les accepter comme étant une autre forme de normalité. Dans ma sphère culturelle propre, je pensais voir juste. Je considérais que les choses devaient forcément être comme je le percevais, comme je le concevais depuis toujours, et comme tous mes semblables me le montrent à chaque instant. J’ai dû prendre conscience que cette sphère culturelle n'est qu'une paire de lunettes filtrantes plus ou moins grossière, posée par-dessus ma vision, m’imposant ainsi une forme de normalité qui ne pouvait être remise en question. L'Univers est bien trop vaste pour que l'on puisse l'appréhender avec un seul cerveau. J’entrevois même qu’il ne s’agisse pas d’un univers, mais d’un multivers qui n’a de limite que ce que nos croyances nous imposent – croyances que nous nous forgeons par rapport à notre environnement naturel propre et qui constituent la base de l’environnement culturel que nous nous construisons. La question que j’ai dû me poser a été : « Qu'est-ce que ma réalité ? » La réalité n'est-elle que ce que je crois qu'elle est, conditionnée par mon existence de terrien depuis ma naissance ? Cette croyance est-elle transmissible aux autres ? Ne s’étend-elle pas pour devenir leur réalité à eux aussi ? N’est-ce pas plutôt le contraire qui se produit ? La réalité ne m’est-elle pas imposée par l’ensemble des croyances communément admises par la plus grande majorité de mes semblables, au point que je ne l’ai jamais remise en doute ?&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de tous nos concepts bien terriens. Même si, comme sur Terre, les plantes y poussent du sol pour monter vers le ciel, que la couleur du ciel y est presque la même et que la forme humanoïde des créatures intelligentes qui le peuplent nous ressemblent, les lois vitales y sont si étrangères qu’il m’aura fallu un effort considérable d’ouverture d’esprit pour les comprendre et, surtout, les accepter comme étant une autre forme de normalité. Dans ma sphère culturelle propre, je pensais voir juste. Je considérais que les choses devaient forcément être comme je le percevais, comme je le concevais depuis toujours, et comme tous mes semblables me le montrent à chaque instant. J’ai dû prendre conscience que cette sphère culturelle n'est qu'une paire de lunettes filtrantes plus ou moins grossière, posée par-dessus ma vision, m’imposant ainsi une forme de normalité qui ne pouvait être remise en question. L'Univers est bien trop vaste pour que l'on puisse l'appréhender avec un seul cerveau. J’entrevois même qu’il ne s’agisse pas d’un univers, mais d’un multivers qui n’a de limite que ce que nos croyances nous imposent – croyances que nous nous forgeons par rapport à notre environnement naturel propre et qui constituent la base de l’environnement culturel que nous nous construisons. La question que j’ai dû me poser a été : « Qu'est-ce que ma réalité ? » La réalité n'est-elle que ce que je crois qu'elle est, conditionnée par mon existence de terrien depuis ma naissance ? Cette croyance est-elle transmissible aux autres ? Ne s’étend-elle pas pour devenir leur réalité à eux aussi ? N’est-ce pas plutôt le contraire qui se produit ? La réalité ne m’est-elle pas imposée par l’ensemble des croyances communément admises par la plus grande majorité de mes semblables, au point que je ne l’ai jamais remise en doute ?&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
  &lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/td&gt;
  &lt;td style=&quot;background-color: #f9f9f9; color: #333333; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #e6e6e6; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;</summary>
		<author><name>Satrama</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=254&amp;oldid=prev</id>
		<title>Satrama : Page créée avec « == Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation == Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de... »</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://imagina.ddns.net/mediawiki/index.php?title=Transformation&amp;diff=254&amp;oldid=prev"/>
				<updated>2020-04-06T18:16:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « == Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation == Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;== Notes de voyage sur Yoma - II - Transformation ==&lt;br /&gt;
Pour aller sur Yoma, je dois commencer par me vider la tête de tout ce que je crois savoir depuis ma naissance et de tous nos concepts bien terriens. Même si, comme sur Terre, les plantes y poussent du sol pour monter vers le ciel, que la couleur du ciel y est presque la même et que la forme humanoïde des créatures intelligentes qui le peuplent nous ressemblent, les lois vitales y sont si étrangères qu’il m’aura fallu un effort considérable d’ouverture d’esprit pour les comprendre et, surtout, les accepter comme étant une autre forme de normalité. Dans ma sphère culturelle propre, je pensais voir juste. Je considérais que les choses devaient forcément être comme je le percevais, comme je le concevais depuis toujours, et comme tous mes semblables me le montrent à chaque instant. J’ai dû prendre conscience que cette sphère culturelle n'est qu'une paire de lunettes filtrantes plus ou moins grossière, posée par-dessus ma vision, m’imposant ainsi une forme de normalité qui ne pouvait être remise en question. L'Univers est bien trop vaste pour que l'on puisse l'appréhender avec un seul cerveau. J’entrevois même qu’il ne s’agisse pas d’un univers, mais d’un multivers qui n’a de limite que ce que nos croyances nous imposent – croyances que nous nous forgeons par rapport à notre environnement naturel propre et qui constituent la base de l’environnement culturel que nous nous construisons. La question que j’ai dû me poser a été : « Qu'est-ce que ma réalité ? » La réalité n'est-elle que ce que je crois qu'elle est, conditionnée par mon existence de terrien depuis ma naissance ? Cette croyance est-elle transmissible aux autres ? Ne s’étend-elle pas pour devenir leur réalité à eux aussi ? N’est-ce pas plutôt le contraire qui se produit ? La réalité ne m’est-elle pas imposée par l’ensemble des croyances communément admises par la plus grande majorité de mes semblables, au point que je ne l’ai jamais remise en doute ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réponses à ces questions me sont parues évidentes au cours de mes premiers voyages sur Yoma : Ma réalité, notre réalité humaine n’est pas la seule existante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand Yoma s’est dévoilé devant mes yeux, ce fut un choc brutal, bouleversant toutes mes certitudes et me poussant de prime abord au rejet. J’ai commis l’erreur de le juger et même, dans mon for intérieur, de le condamner. N’étant pas d’un naturel belliqueux, ma réaction a été que les yomank avaient besoin de mon aide, de notre aide, de notre morale à nous, terriens évolués, qui savons mieux que tout l’univers ce qui doit être ou ne pas être bon pour lui. Je me sentais l’âme d’un missionnaire propageant la parole d’un dieu unique et, sans m’en rendre véritablement compte, je comptais reproduire ce que mes ancêtres ont voulu faire, jadis, en imposant un modèle unique de pensée à tous ces peuples communément considérés comme primitifs et barbares. Maintenant, je m’interroge de savoir qui étaient vraiment les barbares. Aucun individu ne voyage seul et sans bagage. On emporte toujours tout son environnement avec soi et le voyage mental n'échappe pas à cette règle. Il faudra donc que, pour comprendre ces êtres, je commence par lancer mes bagages dans une oubliette pour m’ouvrir à leurs différences. Comme je le disais plus haut, c’est plus facile car il n’y a rien de physique à changer. S’ajouter un doigt à une main mentale est bien moins éprouvant que de s’en greffer un sur une main physique. En tout cas, pour moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma curiosité était la plus forte et, je l’avoue, un certain voyeurisme. Elles sont belles, à leur façon, ces créatures végétales. Des fleurs aux couleurs chatoyantes qui marchent, courent, aiment, se font parfois souffrir et meurent. Leurs formes humanoïdes m'intriguèrent. Ce que j’ai remarqué en premier était leur poitrine. Une paire de seins semblables à celle de nos femmes terriennes sur des fleurs, ce n’est à priori pas logique. Elles semblaient de plus en être très fières, les mettant en valeur dès qu’elles en avaient l’occasion avec des ornements variés et raffinés. La réponse à cette question me vint vite : Les yomank sont des mammifères. Elles sont végétales certes, mais avec une physiologie de mammifère parce que c’est une forme mieux adaptée à leur mode de vie déracinée et nomade. Elles donnent naissance à des bébés qu’elles allaitent en se déplaçant, les tenant dans leurs bras ou dans une grande feuille portée en bandoulière à la bonne hauteur pour que l’enfant puisse téter à volonté. Ce système leur donne plus d’autonomie pour pouvoir faire face aux dangers de leur monde. Pour le reste, elles ont deux bras avec des mains au bout, deux jambes entre les cuisses desquelles je voyais un orifice qu’elle n’avait pas la pudeur de cacher – ce qui me mettait mal à l’aise, au début – une tête avec deux grands yeux, un nez plutôt plat mais présent et une bouche bordée de lèvres joliment faites pouvant avoir toutes les couleurs. Elles n'avaient aucun poil ou peut-être un peu de duvet comme on en trouve au dos de certaines feuilles telles que celles de nos noisetiers. À la place de leurs cheveux leur poussaient de longs et fins fils ornés de petites feuilles et fleurs colorées. Chaque yomank montre une harmonie chromatique qui lui est propre, avec une couleur dominante sur laquelle se dessinent les autres. Ainsi, il est assez facile de les reconnaître entre elles, et même de retrouver leurs liens parentaux car une grande partie de leur aspect se transmet de mère en fille, le reste provenant probablement du père mushank.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai bien vite compris aussi que leurs existences étaient brèves. Entre trente et quarante de leurs années qu’elles appellent des &amp;quot;cycles&amp;quot;, ou &amp;quot;naté&amp;quot; dans leur langue. La façon dont elles meurent m’a bouleversé. Après une existence d’une apparente éternelle jeunesse, elles fanent tout à coup et disparaissent en quelques jours en éprouvant de terribles souffrances. La vie peut parfois être très cruelle. Cet instant de la mort naturelle les terrorisait au point qu’elles le fuyaient, abandonnant leur mourante dans la forêt ou dans leur maison. Celles qui avaient le plus de chance étaient celles dont la famille éprouvaient assez de compassion pour surmonter leurs peurs. Quand la mère était morte, les filles déposaient le corps dans la forêt, rendant le corps à Yoma et aux êtres qui vont s’en nourrir. Les yomank n’ont pas de cimetière. Et je me suis longtemps étonné de cela, pensant qu’elles n’avaient pas de culte mortuaire. Mais c’était une erreur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est toutefois un fait : Les yomank préfère célébrer la vie que la mort. Et cette vie, elle la célèbre à travers les cultes qu’elles portent au payü. Je dis &amp;quot;les&amp;quot; cultes car il en existe deux principaux bien distincts. J’ai parlé déjà des shank et pas encore des grelank. Nous allons donc voir maintenant ce qui les oppose et les maintient dans une guerre fratricide perpétuelle.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Satrama</name></author>	</entry>

	</feed>